Le voyage au féminin

🏵 Quelle contraception sans hormone choisir pour un voyage au long cours 🏵

 

Nous revoilà dans la suite du dossier sur la contraception en voyage. Quoi prendre ? Qu’elles sont les meilleures méthodes ? Et surtout pourquoi ? Histoire que notre Voyage se vive avec un grand V et non un grand M « Merde je suis enceinte ! ».

Cet article fait partie d’un grand dossier sur la contraception avec l’article sur les contraceptifs hormonaux présent en article invité sur le blog de Jenny, JDroadtrip - Voyager au féminin la référence en blog de voyage 100% féminin en France. C'est aussi un groupe Facebook Voyager au féminin en sac à dos c'est d'ailleurs grâce à cette communauté que j'ai pu faire ma grande étude, merci à toutes les filles de m'avoir aidé.

Alors voilà, vous ne voulez pas d’enfant, ça, nous avons compris, mais vous voulez aussi être plus proche du pissenlit dans le jardin, pouvoir humer jusque dans votre culotte les bienfaits d’une vie libre de ces vilaines hormones qui nous entourent.
Là j’avoue c’est plus mon dada ! Oui vous l’avez compris si vous avez déjà lu l’article sur les contraceptifs hormonaux, je ne suis pas ultra copine avec elles... Et puis, plus les années passent, plus je deviens fleurs roses, oui, oui fleurs roses. Je me reconnecte à mon moi, je me reconnecte à notre terre mère et je chasse beaucoup le chimique, les perturbateurs endocriniens de ma vie. Mais, ça encore, c’est une autre histoire.
Vous commencez à me connaitre mes petites voyageuses malines, d’ailleurs vous aussi mes voyageurs malins. Or malheureusement la contraception est encore beaucoup une affaire de femmes. C’est bien dommage, mais c’est ainsi dans notre société patriarcale. Chienne de guerre en marche ! Le poing bien haut, revendiquons la castration en masse... Heu, nous allons nous arrêter là, car après nous nous étonnons que nos chers Mâles paniquent à la vue d’une once de féminité affirmée.

Revenons à nos papillons plutôt.

C’est bien mieux un papillon dans la culotte qu’un mouton, non ?

J’ai fait une méga big enquête telle Miss Jane Marple, quoi vous ne savez pas qui s’est ? Un indice « le train de 16 h 50 ». Bon, pour ceux qui ne trouvent toujours pas, voici la réponse. Tout comme elle, j’étais assise dans mon fauteuil et j’ai regardé, analysé, toutes les femmes qui ont répondu à ma grande enquête sur la contraception en voyage. J’en suis arrivée à un point... Roulement de tambours.
C’est le préservatif perdu dans le vagin de Miss Gringer qui a provoqué cet alien dans son ventre !  oO !
Heuuu non, la, je divague. Mais j’ai tout de même appris pleins de trucs sympas et surtout comment vous permettre de vivre votre voyage en pleine jouissance, c’est déjà pas mal non ? Vous voulez en savoir plus ?
Nous sommes partis, au cœur de mon enquête.

Tu veux voyager plus? Plus souvent? Plus longtemps?

Je t'offre un guide avec 23 astuces pour autofinancer (ou presque) tes voyages. Tu as juste à me donner ton prénom, ton adresse mail, puis je m'occupe de l'envoie de ton cadeau de bienvenue. Puis, je te propose de se retrouver quelques part sur terre pour prendre un verre, ok?

Une histoire « vraie » de la contraception organique

Dans toutes mes investigations, j’ai découvert des méthodes de contraception fort intéressantes. Il faut que je vous les livre avant que la presse internationale tombe sur mes preuves et les efface.
Vous comprenez, le lobbying de la contraception influence beaucoup, surtout nos grands médias. Ceci est top secret, à délivrer uniquement sous couvert, du préservatif ou pas, ça, ce n’est pas mon problème. Mais attention ce sont des données sensibles, à vous de juger le risque.

Depuis toujours les femmes ont tenté de contrôler leur fertilité. Le plus ancien écrit traitant de la contraception est le fameux « Kahun Papyrus », il remonterait à 4000 ans et nous enseigne la contraception à base de levain.
« Eh oui, ma petite dame, c’est comme ça que nous faisons les meilleures baguettes ! »
Gardons notre sérieux, je me laisse distraire.
Les marchands arabes ont été les premiers à se servir de DIU, mais pas pour leur femme, non non, c’était bien moins grave qu’elles soient engrossées que leurs chamelles.
Pour être sûrs qu’elles ne tombent pas enceintes, les chamelles, hein, ils positionnaient des petites pierres directement dans l’utérus...
J’ai aussi découvert des dilatateurs et des curettes, qui ressemblent fortement aux objets que nous utilisons de nos jours, et cela... dans les ruines de Pompéi. Faut pas s’étonner alors qu’un volcan surement catholique a craché de colère son feu céleste.
Une autre méthode pour le moins surprenante se déroulait en Chine. Il était conseillé aux femmes d’avaler des têtards (non je ne parle pas de spermatozoïdes, c’est une enquête sérieuse) vivants au printemps et comme ça elles étaient protégées. Tout le monde connait, d’ailleurs, le précepte chinois « Tu avaleras des têtards en mars et point de grenouille tu accoucheras en décembre ».
D’ailleurs en parlant de grenouille, vous saviez qu’au Moyen Âge, pour éviter le polichinelle dans le placard, les femmes allaient cracher 3 fois, pas 2, pas 4, non 3 fois, dans la bouche d’une grenouille. Fallait sacrément bien viser ou avoir une grosse grenouille, au choix.
Plus loin, au XVIe s, le savant Aetius d’Amide, recommande aux femmes de porter un foie de chat (miaou) dans un étui attaché au pied gauche... Ou bien, elles pouvaient opter pour la version testicules de chat, mais là dans un étui positionné au niveau du nombril.
Et pour ne pas laisser les hommes en reste, il fallait qu’ils se lavent les testicules et le pénis avec de la saumure. Pour ceux qui ne connaissent pas, la saumure est une solution aqueuse d’un sel, c’est généralement utilisé pour conserver les aliments.
Dans mes investigations les plus obscures, j’ai trouvé pire que ça ! Le Grand Albert, heu non, Albert le Grand, un sérieux évêque italien du XIIIe siècle, remet au goût du jour une pratique ancienne, enfin plus ancienne que lui. Soit : "Si une femme porte autour du cou le doigt d’un fœtus mort, elle ne concevra pas tant qu’elle le portera. » Allons donc sur le marché noir des ventes d’organes tester cela.
Mais à la même époque et utilisé pourtant jusqu’au siècle dernier "si une femme boit le matin pendant trois jours deux mines de l’eau dans laquelle les forgerons ont refroidi leurs pinces, elle deviendra définitivement stérile. » Bon aujourd’hui j’ai eu du mal à trouver un forgeron au coin de ma rue, passons alors, ça ne me mène nulle part... 

Après ce joyeux tour d’horizon dans les archives bizarroïdes de l’histoire, je n’ai pu qu’admettre un genre d’ingéniosité du genre humain à gérer sa contraception. Cet article, franc, mais politiquement correcte ne dira pas ce que je pense tout bas, soit, une vaste connerie du genre humain, mêler de perversion assouvie sur les animaux et maraboutage pas vraiment méchant, mais totalement idiot.
Oui, mais voilà, avant la création de la vilaine pilule, nous avions un taux d’échec d’environ 20 %. Et nous 1 chance sur 5, ce n’est pas convaincant. Revenons alors à notre beau XXIe siècle avec des moyens de contraception bien plus efficaces voulez vous ? Ce n’est pas dans l’histoire que nous trouverons notre réponse cette fois-ci.

Le bijou contraceptif, le stérilet en cuivre

Le stérilet en cuivre est de loin le moyen de contraception qui est le plus utilisés par les voyageuses qui ont répondu à mon sondage, toutes contraceptions confondues, soit 21 % quand même, loin devant l’implant 16 % qui arrive en 2de position.

Contre toute idée préconçue et dictée par les spécialistes, un stérilet peut être posé sur toutes les femmes, même celles n’ayant pas eu d’enfant. Si vous voulez ce moyen de contraception, mais que votre sage femme ou gynécologue ne souhaite pas vous le poser, c’est comme pour les coiffeurs, vous pouvez en changer. Ne vous laissez pas dicter votre choix contraceptif. Sur ce sujet, le spécialiste doit être une source de conseil et de proposition, à vous de faire vos propres choix ensuite.

Aujourd’hui, il existe des stérilets en cuivre qui ne sont pas qu’en cuivre, mais aussi en argent. Vous pouvez le garder entre 4 et 10 ans, suivant le modèle, il y a plusieurs tailles donc généralement pour toutes, des petits pour les nullipares (que c’est moche ce mot) des plus grands pour les mères de famille.
Il se pose également, qu’importe votre cycle, cela peut même agir comme pilule du lendemain, néanmoins il est préférable pour votre confort, gestion de la douleur de le poser durant vos règles.
Il va venir agir sur 2 niveaux, le premier, le cuivre va rendre inactif les spermatozoïdes, mais si vous avez « the mutanspermy » qui arrive quand même à agir. Là, vous avez le second effet kisscool, avec l’effet du cuivre qui va empêcher la nidation. Ainsi, l’ovule ne pourra pas prendre place dans l’utérus.

OK, voilà la théorie et dans la pratique ça donne quoi pour mon road trip en Asie de 5 ans ?

Avoir un DIU dans le col, c’est cool quand même

Les gros avantages que m’ont rapporté les femmes répondant à mon étude, c’est vraiment d’avoir un dispositif, sûr, efficace, simple, sans hormone, évidement, où elles n’avaient rien besoin de gérer.
Elles sont sereines, bien dans leur culotte, à vivre leur sexualité comme elles le souhaitent et cela pour plusieurs années.
Combien de fois j’ai pu lire « Voilà c’est posé et 5 ans de liberté ! » et c’est vrai que ça quand on voyage c’est quand même top.
La plupart du temps ces femmes sont arrivées sur le stérilet par choix, un désir de ne plus avoir d’hormones, se libérer souvent d’une prise depuis des années des hormones, être à l’écoute de leur corps et préférant le stérilet au préservatif.

Oui, mais voilà un DIU ce n’est pas toujours cool

Nous venons de le voir, sur le papier c’est nickel, enfin non c’est en cuivre, mais dans les faits quels sont les bad trips de ce moyen de contraception ?
Déjà, nous avons une liste de contre-indication, mais généralement, ces femmes le savent déjà, ce sont les personnes ayant des maladies ou malformations de l’utérus, appareils génitaux.
De plus, régulièrement il peut faire plus saigner, plus souvent, plus longtemps, pas dans le sens plus du tout, mais bien dans plus encore. Mais, si vous avez d’ordinaire de très faibles règles, vous ne devriez pas vous en rendre compte.
D’autres femmes, ont eu des douleurs plus intenses, néanmoins est-ce un lien avec le dispositif ou bien la récupération d’un cycle naturel ? Je n’ai pas trouvé d’étude fiable à ce sujet.
Autre bizarrerie, c’est qu’il peut, comme il a fait avec moi, d’ailleurs, migrer, voyager lui aussi, mais dans votre ventre.
Ce n’est pas tout, sans réelle explication, il peut vous fausser compagnie et le perdre malencontreusement, ne pas vous en rendre compte, ou bien trop tard. J’avoue les cas sont rares.
J’ai trouvé aussi un risque infectieux plus élevé et une porte d’entrée aux germes remontant dans notre utérus.
Autre désavantage pour moi qui suis à l’année sur les routes pour plusieurs années, c’est qu’il faut avoir un suivi gynécologique annuel et ça, ce n’est pas toujours ultra pratique à l’étranger.

Alors, en conclusion, et l’avis de l’enquêtrice, je préfère de loin les méthodes non hormonales et je trouve ce dispositif très bien si, et seulement si, vous pouvez vous assurer d’un vrai suivi gynécologique. Si vous partez à l’aventure durant 3/4 années ou plus, ici, je ne le conseille pas. Par ailleurs, pour vérifier qu’il est toujours là, rien de plus simple, vous vous lavez les mains et vous touchez savoir si votre fil est toujours perceptible, sinon votre conjoint par en spéléologie, ça marche aussi.

Une bombe à eau, le préservatif

Les soldats égyptiens se protégeaient déjà des maladies vénériennes en utilisant des boyaux de mouton 3000 ans avant Jésur-Christ.
Je suis donc obligée de commencer ainsi. Les préservatifs (masculins et féminin) sont les seuls à protéger des MST. Non, il n’est pas réservé seulement aux jeunes couples ou célibataires.
Personnellement c’est ce que nous utilisons avec mon mari depuis des années. La barrière au préservatif est plus dans la tête que dans les faits, vous pouvez vivre une sexualité très épanouie avec lui.

Rose, bleu, vert, jaune, nous sommes là pour te protéger, à toi de choisir le goût, la sensation et la couleur

Pour une bonne utilisation du préservatif masculin, il faut vraiment prendre son temps et changer de marque si vous avez un accident. Normalement il ne doit pas glisser. S’il glisse, c’est qu’il n’est pas adapté. Nous en avons testé plusieurs et nous avons jeté notre révolu sur ceux là. Bien utilisé c’est l’un des meilleurs moyens de contraception et en plus avec lui vous n’en perdez pas une goutte et ça, c’est sympa quand même.

Je déplore depuis des années le prix du préservatif féminin, ultra pratique, certes pas ultra esthétique, mais vraiment trop cher pour une vie sexuelle régulière. Il faut compter environ 2 € pour ce dispositif et en plus vous n’en trouvez pas partout. Ainsi, la plupart de ces utilisateurs restent sur les préservatifs masculins.
Petite précision, par confort personnel vous pouvez utiliser du lubrifiant, mais seulement à base d’eau ou à base de silicone, jamais à base d’huile ou de vaseline qui pourrait rendre poreux le préservatif et le rompre.

Il est de plus en plus utilisé comme moyen de contraception à part entière, dans mon étude, 14 % des femmes l’utilisent comme moyen de contraception, c’est presque autant que pour l’implant alors voyons voir de plus prêts pourquoi ?

L’avantage à la capote

Le gros avantage à la capote pour les utilisatrices c’est pouvoir gérer sa contraception sans aucune hormone. C’est simple à utiliser, pas cher, vous en trouvez partout, tout en respectant votre corps.
Pour la plupart des utilisatrices, il n’y a jamais eu d’accident. Aux premiers essais, ils étaient vigilants et quand ils ont trouvé leur marque, ils se sentaient assez protéger pour pouvoir vivre leur sexualité l’esprit léger et tranquille.
Les accidents préservatifs ont plutôt étaient chez les plus jeunes et généralement à cause d’une mauvaise utilisation. Ah la sagesse nous en apprend des choses.
C’est également le seul qui nous protège de toutes infections et maladies, ça aussi en voyage c’est un gros pouce vers le haut.

Au final, je me rends compte, que c’est un peu un choix par défaut, les femmes ne veulent pas d’hormones, ne souhaitent pas de stérilet ou ne peuvent pas en mettre, ainsi pour elles il ne reste que le préservatif.
J’ai également souvent lu un débat sur la contrainte du préservatif, mais au final, entre nous, toutes les contraceptions ne sont-elles pas une contrainte ? Il suffit, je pense, juste de trouver celle qui nous contrarie le moins.

Les flops du préservatif

Bien sûr, j’ai trouvé des inconvénients à cette utilisation, mais ce sont plus des inconvénients personnels je trouve.

À savoir :
Pour certains c’est de ne plus avoir une fusion peau à peau avec le partenaire, ne plus sentir son fluide aussi.
Pour d’autres c’est la peur au ventre de l’accident, même si la pilule du lendemain existe, ce n’est pas une solution.
Il faut aussi se retirer juste après une éjaculation pour justement éviter qu’il glisse, c’est couper le moment où l’ont reste emboîté.
À l’inverse, il faut le mettre avant la pénétration.

Mais, je me rends compte que pour les utilisatrices, tout cela peut être un jeu.

En conclusion, c’est une méthode de contraception fiable quand on l’utilise bien et qu’on l’accepte. Lorsque nous ne souhaitons pas d’hormone ni de stérilet en cuivre. Oui, si nous n’avons pas de relation stable. Non, si vous êtes mal à l’aise avec l’idée de mettre des préservatifs dans votre sexualité.
Le sexe, c’est justement le seul univers où vous pouvez être vous, vivre comme vous le souhaitez et où il ne devrait jamais avoir d’obligation.

La méthode la plus naturelle, la sympthotermie

Ce fut ma grande surprise de mon étude. 10 % des femmes qui ont répondu à mon étude utilisent cette technique et je pense que d’année en année il y aura de plus en plus d’adeptes.

Alors, la sympthotermie repose sur les ressentis et observations de son corps de plusieurs façons, dont la glaire cervicale combinée à la prise de températures. C’est la méthode naturelle par excellence.
Bien sûr, durant votre période fertile vous pouvez la combiner à des préservatifs, diaphragme ou autre moyen dit « de barrière ».
J’aurai également tendance à vous conseiller de prendre une coach en sympthotermie avant de vous lancer. C’est un investissement vite rentabilisé qui vous assure de bien assimiler la méthode.

Les plus de cette méthode naturelle

Comme j’ai dit, le gros plus, c’est vraiment que c’est le plus naturel, écologique, des moyens de contraception. Tout en étant la plus économique et ça, ce n’est pas rien, non plus.
C’est aussi une connaissance de soi, une connexion avec son corps que longtemps nous avons oublié d’écouter. Vous avez un guide complet téléchargeable gratuitement sur le site dédié à la symptotermie, je vous conseille d’aller jeter un œil si vous êtes intéressées par cette méthode.
Vous avez aussi une page Facebook où les personnes sont très bienveillantes.
C’est aussi une implication de l’homme dans la contraception, il est à l’écoute du corps de sa partenaire, de ses réactions... Et sait lui aussi reconnaître progressivement les signes révélateurs du cycle féminin.
C’est une méthode, qui, bien faite et respectée, marche vraiment très bien, j’ai eu des témoignages de dizaines de femmes qui vivent cette méthode sans échec depuis plusieurs années.

Les limites de cette méthode en voyage

J’ai passé du temps à discuter de cette méthode géniale. Mais, pour moi, le grand frein c’est qu’un voyage ça nous perturbe, ça nous dérègle, et là nous avons la limite de la méthode.
Je pense que dans une vie de tous les jours, sédentaire, c’est parfait. Mais voilà, en voyage, votre température peut varier, votre rythme de vie aussi et cela peut perturber les données d’analyses. C’est d’ailleurs pour moi la seule contrainte, je n’en ai pas trouvé d’autres.

Pfff j’en suis où de ma courbe de température, fait chaud ici quand même

Alors, pour conclure sur cette méthode, oui, pour toutes celles qui souhaitent être 100 % naturelles, celles qui le pratiquent parfaitement depuis un bon moment et connaissent parfaitement leur corps, leurs variations vis à vis des situations et choc émotionnel. Non, si vous vous lancez depuis peu ou que vous ne pourrez pas être rigoureuse dans vos observations.

Radicalisation de la contraception, la stérilisation

Bon j’avoue l’opération en elle-même n’a rien de « tout sans hormone », mais quand même la suite c’est un peu plus « naturel ».
Ici aussi, j’ai connu une surprise. D’une solution qui était pour moi totalement marginale, j’ai découvert une pratique faite par 7 % des personnes ayant répondu à mon sondage et une grande implication masculine. Juste à titre d’exemple 8 % des femmes qui ont répondu à mon sondage portent un DIU aux hormones. Vous vous rendez compte que quasiment autant de femmes ou d’hommes choisissent une stérilisation ?

Alors voilà, je pensais que si des femmes me parlaient de stérilisation, cela concernerait une cautérisation ou ligature des trompes et bien plus de la moitié de ces femmes en fait m’ont relaté la vasectomie de leur mari !
Et alors là, je suis restée un peu conne. Voilà bien la preuve que les hommes entre de plus en plus nombreux dans notre sphère, se sentent concernés par la contraception et ça c’est génial, même ultra, méga, extra génial.

Autre point important j’ai eu des retours de femmes jeunes, de moins de 30 ans, sans enfants, pas seulement de femmes avec enfants, et idem pour les hommes. Bien que le chemin vers une liberté de choix contraceptif est encore long, cela montre que nous avançons sur le sujet. Cela me rassure, me donne un espoir qu’un jour nous n’aurons plus d’infantilisation et du respect de l’espèce humaine dans son choix contraceptif.

Pour information, tout le monde a le droit de demander une stérilisation et se faire stériliser, cela fait partie de votre intégrité et choix personnel. Un médecin ne doit pas vous demander une expertise psychologique, il doit juste respecter un délai de réflexion de 4 mois.
Néanmoins, il a aussi le droit de faire agir son idéologie à ce sujet et refuser par rapport à son éthique de stériliser un homme, une femme, sans réellement vous donner d’explication.
Par contre, il doit et même il a le devoir de vous orienter vers un autre confrère pour vous aider dans votre choix personnel.
Il n’a absolument pas le droit de vous juger, critiquer, humilier, paternaliser, et je vous conseille vivement de dénoncer sur les sites d’avis de médecin pour justement faire changer ces mentalités.

Pour cette partie je ne m’avancerais pas à donner des conseils, faire un récapitulatif des avantages ou des inconvénients, car c’est un choix purement et totalement personnel.
Je ne suis personne pour vous dire si vous devez être ou ne pas être stérilisé.
Néanmoins, sachez que je vous soutiens et encourage de tout mon cœur à faire valoir votre droit si c’est votre souhait et issue d’une réflexion sérieuse.

Je vais donc tout simplement vous transmettre des témoignages et informations que j’ai grappillés à droite et à gauche, mais aussi vous renvoyer vers ce groupe Facebook si vous voulez en savoir plus ou aller plus loin.
Toutes les femmes et les hommes qui ont opté et répondu à mon étude sont ravis de leurs choix, ils vivent plus sereinement et d’une manière plus épanouie leur vie sexuelle.
Pour les hommes cela n’a rien changé ni à leur éjaculation, ni leur érection, ni leur plaisir.
Pour les femmes, surtout si elles sont jeunes et/ou n’ont pas d’enfant c’est un peu le parcours du combattant où vous allez devoir vous battre pour faire respecter vos droits.

J’y ai longuement pensé personnellement et je vais tout de même me permettre juste de donner mon témoignage personnel. Attention ce n’est que mon témoignage, ni un avis, ni un conseil.

J’ai eu des déboires comme vous le savez avec les contraceptifs. Aujourd’hui j’utilise les préservatifs, car je n’ai pas trouvé mieux. J’ai beaucoup pensé à la stérilisation par ligature ou cautérisation. J’avais même pris un rendez-vous pour cela. Or, je ne suis pas allé plus loin, pourtant, je suis sure et certaine de mon choix de ne pas vouloir de nouveaux enfants. Pourquoi ?

1/ car, je suis bien et heureuse dans ma vie à 4,
2/ car, même si par malheur un de mes enfants mourrait, je ne souhaiterais pas le remplacer, je veux juste maintenant emmener mes enfants à l’âge adulte et égoïstement me libérer de ce rôle d’éducateur (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, je suis bien avec mes enfants, mais, juste pour dire que je ne souhaite surtout pas repartir à zéro avec un autre enfant)
3/ même si mon mari me quitte, ou moi d’ailleurs, et que je me retrouve avec un autre compagnon, pour les raisons citées au-dessus, je ne ferai pas un autre enfant, même si je l’aime, même s’il me quitte.
4/ de toute façon j’ai maintenant un utérus qui risque de ne pas supporter une nouvelle grossesse et donc en mourir.

Voilà, donc pour moi la stérilisation serait la solution, mais voilà, il y a encore un, mais

1/ cela reste une opération et j’ai quand même un peu peur d’une intervention, repartir sur le billard, j’ai eu 2 césariennes, donc la dernière avec de graves complications, j’ai peur de subir à nouveau un acte chirurgical consentant et, disons le de confort.
2/ parfois dans de rare cas certes, il y a des échecs, et là je ne pourrais pas m’en rendre compte avant de voir stupéfaite un + sur un test de grossesse et ça c’est plus que le drame pour moi. D’autant plus qu’il y a un risque que je m’en rende compte trop tard.
3/ je préfère ainsi maîtriser ce risque avec les préservatifs. S’il casse, je prendrais une pilule du lendemain et je serai vigilante, quant à mes règles pour réagir à temps.

Et alors pourquoi pas la vasectomie de Dimitri ? Mon mari ne le souhaite pas, un peu pour les mêmes raisons, bien que l’intervention soit bien moins intrusive. Il n’a jamais subi d’opération et ne conçoit pas d’en subir une. C’est son choix, je le respecte, sans avoir rien à dire de plus.
Voilà pour la petite histoire personnelle.

Nous venons de faire le tour des moyens de contraception non hormonale, de miss détective de la liberté de la culotte, je viens de finir son job. Je voudrais juste rappeler que la meilleure contraception c’est celle qui vous convient. Et si vous voulez faire un bébé sur la route ce témoignage va vous encourager.

Je voudrais une nouvelle fois remercier Jenny du blog JDroadtrip — Voyager au féminin pour avoir accueilli mon article sur la contraception hormonale et sa grande communauté féminine grâce au groupe Facebook Voyager au féminin en sac à dos.

Attendez, je reviens, on frappe à la porte...
Oh mon dieu, mince, je dois vous quitter et stopper tout là, la session, passez par la fenêtre il y a des hommes armés devant ma porte. Je n’aurais pas dû écrire du mal sur les hormones. À bientôt.... enfin... j’espère.

Avec plaisir,

Stéphanie.

Cadeau pour toi

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2 thoughts on “🏵 Quelle contraception sans hormone choisir pour un voyage au long cours 🏵

  1. et oui la symptothermie fait de plus en plus d’adaptes… et les profils des femmes sont vraiment très variés ! grâce à l’internet plus de limites, on trouve même des formations à distance, des webinaires….
    bon voyage intérieur à toutes 🙂

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