Le voyage au féminin, Voyager avec des enfants

🤱 Faire un bébé sur la route, ou les aventures d’une étoile sur l’Orange bleue 🤱

J’ai rencontré il y a quelques mois au détour... d’internet... une famille, ou plutôt au départ une femme, Marion, une voyageuse, vagabonde en famille. De suite, j’ai été attirée par elle, pourquoi ? Peut-être, car nous avons beaucoup de similitudes et une façon de pensée souvent très proche.
Quand nous sommes sur la route, certes nous avons beaucoup de rencontres formidables, mais parfois nous avons des moments de creux, un genre de solitude, un manque de Francophonie, où nous aimons, avons besoin, se rapprocher de nos concitoyens. Ce fut durant un de ces moments-là que je l’ai rencontré. Tout naturellement je me suis penché sur leur vie, leurs aventures, comme nous à l’année, parti presque en même temps que nous d’ailleurs...
Et j’ai découvert qu’ils ont fait, oui, elle ne l’a pas fait seule comme dans la chanson de Goldman, un bébé sur la route. J’ai trouvé cela formidable et encore plus quand j’ai su que c’était un bébé désiré sur la route et pas une « heureuse surprise » comme on aime à le dire.

Puis, le temps a passé et j’ai commencé une grosse et vaste étude sur la contraception en voyage, je vais d’ailleurs moi aussi bientôt accoucher, mais, de mes articles à ce sujet.
Car parle de contraception, sans parler de conception c’est comme un sandwich au jambon sans beurre, c’est fade. Et puis avouons-le, nous aimons tous les happy ends, c’est plus fun et plus émouvant que les génocides dans la culotte. C’est donc l’histoire d’une famille ordinaire qui vit des choses extraordinaires (vous avez noté je l’ai encore placé) à l’autre bout du monde. Et nous, la famille Le Monde Plein Les Yeux, nous aimons ça. Juste, cette idée, ce genre d’aventure, ça fait voyager, rêver, non ?

Alors me voilà à demander, toute ponote et un brin trop timide, moi qui ait du mal à lever le voile sur ma vie personnelle (je me soigne d’ailleurs avec ce blog), à demander à Marion une interview en prime time !
Bonheur, elle accepte. Mais avant de vous délivrer cet « entre-deux » entre filles, je voudrais vous parler d’eux, de cette magnifique famille, ce complot féministe au plus grand plaisir du papa, car cet article, ce moment, c’est le leur, pas le nôtre.

Autour de l’Orange Bleue ou les pérégrinations d’une famille vagabonde en camping-car

Marion n’est rien sans l’homme de sa vie, l’homme de la famille et puis, car derrière chacune des femmes il y a un homme : Pierre Louis, un informaticien rouleur de bosse, multitâches, papa poule, papa cool, heureux comme un pacha avec les femmes de sa vie.
Ainsi que, leurs 3 filles, Maude, une crevette, chaton, belette, chef de troupe d’une armée de petite sœur pour la seconder. Avec en général adjointe, Camille, la câline et la petite dernière, un peu la star de cet article... Non je vais la présenter, vous le découvrirez dans l’article, plus tard, j’en ai déjà dit, faut du suspens, nous allons donc dire le petit mousse.

La famille au complet de Autour de l’Orange Bleue

Cette famille est partie d’une année sabbatique à quasiment 3 ans sur les routes d’Amériques. Aujourd’hui, d’autres projets se profilent, des aventures encore pleins la tête, mais là encore nous allons y revenir, plus tard, soyez patients.

Une famille adorable, gentille, à suivre, que je vous laisse découvrir ou redécouvrir via leur site Autour de l’Orange Bleue. Un blog de voyage truffé de belles photos, joyeux périples et infos pratiques.

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Parmi, toutes leurs Aventures, il y en a une, forte en émotion, c’est la naissance de leur dernière, que nous allons vous relater ensemble, Marion en narratrice et moi en interrogatrice.

Interview avec Marion du blog Autour de l’Orange Bleue

Je souhaiterais aujourd’hui, revenir sur un moment précis de votre aventure, qui n’est pas terminé d’ailleurs, en Amérique, parler de ta grossesse, ton accouchement et la naissance de ta fille sur la route. Vous qui voyagez en camping-car, c’est déjà une aventure pour grand nombre.
Témoigner de cette belle et forte expérience pour aider, soulager les esprits des baroudeurs qui ont un tel projet ou juste raconter une histoire magnifique à tous les autres.

Je vais organiser cette interview en question/réponse. Marion répondant aux dites questions, ce sont donc ces mots sous mes questions. Allez, je vous emmène à la naissance d’une étoile sur l’Orange Bleue ?

   Marion, peux-tu me dire la composition de ta famille au moment de votre départ ?

Nous sommes partis à 4. 2 adultes et 2 enfants, Maude 4 ans et Camille presque 2 ans (au moment du départ).
 

   Vous êtes partis quand ? Et surtout comment ?

Nous avons voyagé quasiment 3 ans en camping-car.

   Mais, votre envie d’avoir un bébé était déjà au programme avant de partir ou bien c’est le voyage qui vous a donné envie ?

 
Nous avions envie d’avoir un autre enfant, pour mon mari le fait de l’avoir sur la route était un peu plus difficile à imaginer, accepter. Que pour moi.
j’y ai pensé avant que l’on parte, mais je n’étais pas sure que l’on saute le pas.
Finalement, j’ai fini par convaincre mon mari de tenter l’expérience même s’il était moyennement emballé au départ.
 
Une grossesse sereine, un bain de soleil entre soi et le futur soi.
 

   Ah la persuasion féminine, du coup, où étiez-vous au moment de la conception, je suis curieuse ?

Quelque part dans l’Ouest américain, en Arizona surement.
 

   Géniale, comment s’est passée ta grossesse ? Les trimestres, les maux, les envies... Comment as-tu vécu tout ça ?

Le premier trimestre m’a fait don de ses nausées, mais sans que j’en aie trop et donc c’était assez gérable.
J’étais par contre fatiguée, mais aussi, car nous avons voyagé sur la côte californienne et parfois dormions sous une pluie battante ou par grand vent en bord de falaise (oui pas très malin) ou encore près de la route ou dans les rues de villes et du coup, les nuits n’étaient pas très reposantes.
À la fin du second trimestre, j’avais plus envie de me mettre dans une bulle et cela a été difficile pour moi de continuer malgré tout le voyage, car j’avais moins d’entrain.
Puis est venue la rétention d’eau au milieu du troisième trimestre en pleine saison des pluies (donc été) en Amérique centrale. J’avais des jambes énormes, je n’avais jamais vu ça... ça s’est calmé à chaque fois que l’on était en zone fraîche.
 

   Une aventure à part entière, du coup comment ça se gère sans nos repaires à l’autre bout du monde ? Comment se passe le suivi ?

Nous avons choisi de ne faire quasiment rien pour le suivi.
Nous avons seulement fait les échographies pour vérifier le bon déroulé de la grossesse.
J’ai été beaucoup à l’écoute de mon corps aussi pour éviter de me fatiguer trop si je sentais un poil trop de contractions, mais vraiment hormis une fois ou deux, tout s’est très bien passé.
Ce qui était assez déstabilisant c’était d’essayer de communiquer sur l’état du bébé en espagnol... autant on comprenait ce qu’on nous racontait, autant pour poser certaines questions, c’était parfois un peu difficile.
 

   Au final, vous avez géré naturellement tout ça, bravo. Où avez-vous passé les 9 mois de grossesse ? Et donc où as-tu accouché ?

Le début de la grossesse s’est déroulé aux États-Unis, mais nous sommes très vite passés au Mexique puis en Amérique centrale.
Finalement, j’ai accouché en Colombie où nous nous sommes arrêtés 3 mois à Bogota.
 

   La Colombie, est-ce que ce pays pour accouchée a été soigneusement choisi ? Si oui pourquoi ?

Nous avons choisi ce pays, car nous voulions sortir d’Amérique centrale et nous n’avions plus assez de temps pour aller plus loin.
Finalement, nous ne regrettons absolument pas ce choix qui au départ était aussi fait en raison de notre choix de faire l’accouchement à la maison.
Nous avons donc aussi cherché les pays où nous pouvions trouver des sages-femmes qui pratiquaient l’accompagnement global et l’accouchement à domicile.
 

   C’est totalement dans votre état d’esprit, c’est admirable, et alors ça se passe comment ce genre d’accouchement de l’autre coté de l’atlantique ?

L’accouchement s’est plutôt bien passé puisque notre bébé est née dans l’appartement que nous avions choisi pour l’occasion.
Nous avons eu une petite frayeur, mais rien de bien méchant. Nous n’avons pas eu à passer à l’hôpital et Aurore (pour le nom de la petite bouille) va bien.
 
Naissance d’Aurore, avec la famille et les sages femmes à Bogota
 

   Nous adorons les happy ends et c’est ce que vous avez vécu. Aurore est parmi nous, c’est le début d’une autre aventure, le suivi du bébé ? Comment ça s’est passé ? Dans le même pays ou en roulant encore ?

 
Nous sommes restés 40 jours après la naissance à Bogota en sédentaire, car en Colombie cela se fait comme ça.
La quarantaine est une pratique de certains pays où la maman doit bouger un minimum pendant 40 jours, rester chez elle pour se reposer voir même ne pas bouger du lit.
Bon j’avoue que nous n’avons pas respecté ceci, et largement adapté la diète (car oui, un régime assez strict est souvent « imposé » à la maman pour des « croyances » liées à l’allaitement).
Après la quarantaine, nous sommes repartis sur les routes d’Amérique du Sud et nous n’avons fait aucun suivi en particulier.
Nous avons mesuré le périmètre crânien et tenté de mesurer notre puce pour avoir une idée de l’évolution, mais surtout nous l’avons vu évoluer et grandir.
Certains nous ont proposé de peser notre puce sur des balances d’épiceries et de « fruteria/verdureria ».
 

   Génial, j’adore. Mais comment on déclare un petit bout quand nous ne sommes pas du pays? Et les formalités avec la France ?

 
Alors ça, ça dépend souvent des pays, mais la démarche est globalement la même.
Il faut déclarer la naissance à une ambassade française. Pour cela (et c’est là que ça dépend des pays) il faut parfois d’abord commencer par le déclarer aux autorités du pays en question (bon je pense qu’il faut le faire dans la plupart des pays, mais selon un des sites du gouvernement français, parfois on ne passe pas par les autorités du pays).
 
Bref, pour la Colombie, il faut donc d’abord déclarer l’enfant à la notaria, mais pour cela il faut déterminer son groupe sanguin, car c’est nécessaire pour déclarer l’enfant.
Une fois le groupe sanguin fait, il faut aller remplir tout un tas de formulaire long comme le bras à la notaria en compagnie de 2 témoins qui attestent que le bébé est bien celui du couple.
L’administration colombienne est d’une manière générale très procédurière et encore plus particulièrement pour les enfants, car il parait qu’il y a des vols de bébés.
Une fois ce qu’on appelle le nacido vivo (le même type de papier qui nous est donné en France à la naissance pour faire la déclaration en mairie) et la déclaration faite, il faut que tout le monde signe les papiers et y appose les empreintes digitales.
Pour le bébé, il faut que lui/elle pose ses empreintes de bébé pour prouver qu’il était là...
Bon tout ça, quand on accouche dans un hôpital, ça se fait plus facilement, car ce sont les gens de la notaria qui se déplacent, le personnel médical fait le nacido vivo lui-même et tout se passe rapidement puisqu’on est tout seul, etc. Nous, on sortait des clous donc on a dû faire un peu différemment.
Une fois ceci fait, on récupère le nacido vivo, l’attestation de déclaration et on file à l’ambassade ou au consulat de France le plus près (après y avoir pris rendez-vous quand même si besoin) et on fait la déclaration de naissance comme celle que l’on fait en France, avec les papiers des parents et si vous en avez déjà un, votre livret de famille. Vous récupérez le tout quelques jours plus tard voir le jour même, selon je pense, les services, les pays et si le personnel de l’ambassade est occupé ou très occupé.
Voilà, votre enfant est déclaré dans le pays de naissance et en France.
Si vous souhaitez voyager un peu avec lui, on vous conseille d’en profiter pour faire faire un passeport en bonne et due forme et on vous souhaite bon courage pour la photo.
Je précise aussi que la partie déclaration aux autorités colombiennes est la même pour tout le monde, étranger ou colombien, que cette partie parait plus compliquée qu’elle ne l’est en réalité, mais que par contre il faut savoir prendre son mal en patience.
 
Petites empruntes digitales d’Aurore de Autour de l’Orange Bleue
 

   Aurore a-t-elle la double nationalité Franco/Colombienne ?

Aurore est de nationalité française, nous n’avons pas choisi de demander la nationalité colombienne, déjà parce qu’au départ on nous avait dit que ce n’était pas possible, mais aussi parce que d’après beaucoup de personnes (colombiennes ou non), c’est une nationalité un peu bâtarde en raison des préjugés qu’il peut y avoir sur le pays et sur la population locale.
J’en profite pour glisser ici que ces préjugés sont assez infondés, que les Colombiens sont des gens très accueillants, ce sont les plus gentils que nous avons rencontrés, tout le monde sur la route pourra vous le dire s’ils y sont déjà passés bien sûr et le pays est merveilleux.
Je reviens à nos moutons, euh à nos bébés, nous avons appris en demandant nos extensions de visa pour la Colombie, qu’on aurait pu faire les démarches pour qu’Aurore obtienne la nationalité colombienne, mais on n’est pas surs que la chose soit quand même possible.
Quand on vous dit que la Colombie est très procédurière, c’est le cas, mais elle est aussi un peu bordélique et du coup c’est un peu comme à la CAF française.
Il est difficile d’avoir une information fiable et de réussir à la confirmer par d’autres personnes, on ne sait jamais qui est dans le vrai et si la personne en face de nous va réellement savoir de quoi elle parle, et si elle accepte notre demande, prendre son mal en patience, on a dit...
 

   Rien que ça, c’est de l’aventure alors ! Est-ce qu’avoir un bébé à l’autre bout du monde change sa vision et ses envies de nomadisme ?

On se dit que quand même en France, on est en fait très contradictoire... On fait faire aux femmes enceintes des batteries de tests pour leur santé et celle du bébé comme si elles étaient malades et à côté de ça, les femmes enceintes doivent se battre pour qu’on leur cède la place dans les files d’attente qui leur sont réservées.
En Amérique latine, tu es enceinte, tu ES la priorité dans les transports, dans les files d’attente, aux caisses... partout... et même avec des bébés et des enfants... On n’est pas malade, mais on nous aide.
Et la santé (à Bogota en tout cas), c’est un peu un business... Il y a un quartier dans la capitale pour faire des échos et les gens t’alpaguent pour te proposer des échos pas chers et trop bien, comme on t’alpague pour te proposer de manger dans un restaurant dans un autre quartier, c’est très étrange.
Sinon, avoir un bébé sur la route n’a en rien entamé notre envie de nomadisme.
Nous faisons une pause actuellement pour quelques années, mais nous serons des voyageurs sédentaires en expatriation.
 

   Avec le recul qu’as-tu trouvé de plus simple ou plus compliqué que si tu étais en France et sédentaire ?

Plus compliqué qu’en France, clairement le fait qu’en France, tu présentes la carte vitale et basta alors que dans les autres pays il faut payer, mais heureusement nous n’avons pas eu à payer si cher que ça en comparaison aux prix pratiqués aux USA ou au Canada par exemple.
Autre chose un peu compliquée c’est la barrière de la langue, et pourtant nous étions en Amérique Latine depuis quelque temps, mais les termes techniques médicaux dans une autre langue c’est un poil complexe, c’est aussi une des raisons pour lesquelles nous n’avons pas souhaité accoucher à l’hôpital...
Devoir négocier avec le personnel médical dans une autre langue en plein travail... Déjà qu’en France ça peut être usant alors là, je n’imagine pas.
 
Plus simple qu’en France, le dire aux autres. Même si c’est un choix marginal, il reste assez bien compris et accepté en Amérique Latine car il reste encore beaucoup d’indigènes qui accouchent chez elles, et même si la plupart des femmes ne remettent pas en question l’abus de césarienne par exemple elles comprennent qu’on puisse ne pas vouloir se faire ouvrir.
Et finalement, accoucher par voie normale (c’est comme ça qu’ils disent en Colombie) m’a fait passer pour une héroïne aux yeux des autres mamans (bon si on rajoute à ça que j’ai accouché à la maison et donc sans péridurale, là j’étais plus forte que WonderWoman), car à Bogota ce n’est pas forcément la norme.
 

   Super, cette histoire date de quand ? Quel âge a Aurore aujourd’hui ? Où vous en êtes alors de votre vie autour du monde ?

 
Aurore a un peu plus de 1 an et demi actuellement et nous avons terminé notre tour des Amériques, mais nous sommes en vadrouille légère en France et ses pays limitrophes.
 

   Donc de nouveaux projets, tu peux nous en dire plus ? Est-ce que Aurore a incité ces changements ?

Nous pensons à présent nous expatrier pour quelques années au Canada et en attendant de pouvoir y aller, nous balader en France ainsi que dans quelques autres pays proches géographiquement de la France. Notre puce n’est pas à l’origine de ces changements ou en tout cas pas elle seule.
 

   Aujourd’hui plus d’un an et demi après qu’en gardes-tu comme souvenir ? Le referais-tu ?

Je referai ma dernière en voyage sans hésiter, car j’en garde un très bon souvenir que ce soit pendant la grossesse comme après l’accouchement. Cela nous a permis de rencontrer beaucoup de personnes avec qui nous avons tissé des liens particuliers.
 
Les premiers instants d’Aurore de Autour de l’Orange Bleue
 
Génial (là c’est Stéphanie qui reprend la main) cette expérience, ce témoignage, vous ne trouvez pas ? Si vous voulez allez plus loin, en savoir plus, Marion a fait sur son blog un article complet, sur sa grossesse, son accouchement et les démarches que la famille a dû faire, alors pour aller plus loin c’est par ici !
 
N’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé ? Réagir, témoigner même, l’espace commentaire est pour vous, vous le savez.
 
Si vous voulez en connaitre plus sur nous, nous avons commencé une chaîne YouTube, en construction. Vous pouvez aussi nous suivre presque en direct sur Facebook et pour les photos insolites ou perso sur Instagram.

 

Au plaisir,
Stéphanie.
 

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