Découvrir le monde, Récit de voyage

👁 Voyager sans avoir un regard occidental sur le monde 👁

J’ai envie de faire des suites d’articles plus personnels sur notre vie et notre voyage. Une vision du monde tel que nous le voyons, tel que je le perçois. Un truc parfaitement subjectif alors.

Mais avant cela, je dois vous parler de ce sujet qui me tient à cœur et dont je me rends compte qui a forgé la femme que je suis aujourd’hui. Cet article est donc intime et je vais parler un peu en « moi je », j’ai besoin de faire comprendre mon idée et que vous connaissiez ce trait de caractère dont je suis fière. Je ne vous demande pas d’accepter, juste d’essayer de comprendre et peut être vous en servir pour voyager plus serein.

Être tolérante, la première qualité quand on voyage

Souvent, quand je discute avec des gens de tout horizon, cultures, contrées, j’ai le plaisir d’entendre « Vous êtes très tolérante dit donc », « Vous êtes très ouverte », « c’est rare de parler avec un blanc, une femme, une touriste... ainsi ».
C’est vraiment un compliment qui me touche et dont je suis fière. C’est aussi une valeur que je suis heureuse de transmettre à mes enfants.
C’est aussi un combat, non pas contre moi, car oui, c’est vrai je suis ultra tolérante, mais contre ceux qui ne le sont pas. Je trouve que le manque de tolérance empêche de s’enrichir. Mais, comme tout, ce n’est que mon opinion et non une vérité sur le voyage.
Pour ceux qui ont l’habitude de discuter avec moi, je sais défendre mes idées, mais je sais aussi écouter pour comprendre comment les gens en sont arrivés à cette idée différente de la mienne. Puis, pourquoi ne pas changer d'avis ou changer de vision sur la question.
Durant mes formations sur la photo, j'ai appris que nous pouvons regarder la même chose et ne pas voir pourtant la même chose, cela dépend de tellement, l'angle, mais aussi la sensibilité, ... Pourtant, tout ce que nous allons rapporter, sera une réalité, mais vu d'une autre manière. Qui a raison? Tout le monde ou personne? Je préfère tout le monde, le verre est à moitié plein, non?
Ça, ça me passionne littéralement. Comprendre comment les gens en arrivent à penser ainsi, surtout quand ils ne sont pas d’accord avec moi. Comprendre cette logique humaine. Quand je n’y arrive pas, cela me frustre totalement. Ça m’arrive régulièrement avec Quentin, qui est pour certains médecins hyperactifs avec trouble de l’attention, pour moi, juste mon fils, mais ça, c’est une autre histoire. Dans ces cas-là, cela me turlupine et j’essaie de changer d’approche dans ma tête.

Oser aller au delà de ses préjugés

Bon il y a quand même des sujets, où, je l’accorde je ne suis pas tolérante et je n’ai absolument plus le temps ou l’envie d’essayer de comprendre. Ça serait le cas si je me trouve face à une « Le Pen » qui essaierait de m’expliquer son résonnement. Ce genre de personnes ne m’intéresse pas. Mais ça, c’est une autre histoire et on va dire que parler de politique sur internet c’est mal. Moi, j’assume d'ailleurs je trouve cela hypocrite, car toutes nos phrases, nos agissements, dénotent nos idéologies et la politique c’est une idéologie. Mais c'est vrai que nous ne pouvons pas parler de tout avec tout le monde, juste avec les gens intelligents.

Mais bref, de bref, restons concentré sur notre sujet.

Ne pas avoir un regard occidental

À force de voyage et surtout lorsque je suis passée de l’étape découverte des yeux, par découverte de l’esprit. Entendre par là, que ce qui me motive le plus aujourd’hui ce n’est plus seulement de découvrir les lieux, les monuments, les paysages, mais aussi et surtout de découvrir les gens, leur culture, leur motivation, leur leitmotiv.
J’ai compris une chose, nous ne devrions jamais écouter, voir, juste avec nos yeux d’Occidentaux ce que les gens ont à nous dire ou nous montrer. A contrario, nous ne devrions jamais renier ce que nous sommes, nos valeurs essentielles. Comme cette magnifique liberté de penser par nous même.

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Pour étayer ce que j’ai du mal à expliquer, je vais vous raconter une histoire :

Je me souviens une fois avoir lu sur un groupe Facebook, un voyageur critiquer violemment l’Inde pour plusieurs raisons et notamment, car il a vu un homme tabasser à mort un chien.
Évidemment et naturellement, la communauté s’est insurgée, mais elle a aussi catalogué les Indiens. D’ailleurs, s’il y a bien un pays clivant, c’est bien celui-ci, mais ça, c’est une autre histoire.

Attention je ne suis pas en train de minimiser les faits ou bien de vous dire de l’accepter.
La tolérance ne veut pas dire fermer les yeux et dire amen à tout. Non, c’est comprendre.
Vous allez alors me dire et je le conçois que dans certains cas cela ne sert à rien de comprendre. Comme ma limite avec les « Le Pen ». Oui, je suis d’accord à 100 %, parfois ils sont juste cons, comme peut être ce mec qui frappe ce chien, même sûrement.
Or la définition d’être con, ça peut être, être un sale connard, mais aussi une personne inculte, qui manque d’instruction. Ne pouvons pas nous laisser le bénéfice du doute?

Dans ma tête, cet événement a fait un parallèle.
J’ai une tata de cœur, elle a adopté une jeune fille en Inde, justement, il y a plus de 30 ans. Cette jeune fille avait une blessure au pied, une grave blessure qui aurait dû la tuer. Par chance elle a été récupérée et soignée par un orphelinat. Cette blessure il est fort probable que cela soit dû au fait qu’elle devait se disputer la nourriture avec des chiens de rues.

De cela, j’ai eu l’envie d’aller un peu plus loin et comprendre alors pourquoi ce mec aurait pu taper à mort ce chien.
Je vous l’accorde encore une fois, il est peut-être juste con, mais j’aime à croire que les gens sont bons. Je suis naïve aussi, vous avez raison. Mais, vous savez quoi ? J’espère que ce regard ne changera jamais malgré tout ce que je vois, tout ce que j’entends, je préfère être trop bonne trop conne que trop conne tout court.

S'enrichir de l'expérience et le savoir des autres

Bref, je me suis dit que peut être qu’il y avait un lien entre ces 2 histoires. J’ai réussi à entrer en contact avec une association qui aide les chiens en Inde. J’ai eu une gentille dame qui m’a expliqué ce comportement :

En Inde, la rage fait des milliers de morts chaque année, on évalue à un mort toutes les 20 min, 50 % de ces victimes sont des enfants de moins de 15 ans. Le principal animal qui transmet la rage est le chien errant. Ouch, perso moi ça me fait mal, peur, surtout justement à cause de notre confort occidental, où mourir en France de la rage reste une exception.

Alors voilà, oui, je suis contre la maltraitance animal, oui, il y a d’autres solutions, oui et oui, ne me faîte surtout pas dire ce que je n'ai jamais voulu dire.
Là je ne demande pas de jugement sur l’acte, car nous sommes tous bien d’accord que c’est mal, vraiment mal.
Juste d’imaginer une seconde d’avoir devant vous une menace, une menace pour votre enfant qui joue là juste à côté de vous, une menace, pour votre femme qui travaille dans le salon. Ne serez-vous pas, vous aussi capable d’un tel acte pour protéger les êtres qui vous sont les plus chers ?
En faisant un parallèle à la con, je suis en Malaisie, il y a la dengue (que mon mari à attrapé dit en passant), je vous assure si je vois un moustique, je le tue. Si vous avez un cafard dans votre cuisine, que faite vous ? ...

Donc non, je ne cautionne pas cet acte, je le regrette profondément et cette lecture m’a fait pareil que toutes les personnes qui se sont indignées ce jour la sur Facebook. Mais bien qu’il me rebute, je comprends cet acte, sûrement par manque d’autres alternatives voir peut être d’éducation sur ce sujet. Je ne pense pas que j'aurai pas fait la même chose puisque j'ai d'autres informations et une vision d'un autre angle que cet homme.

Je blâme l’acte sincèrement et vivement, l’homme, je ne sais pas si je le blâme, justement car je n’ai pas les tenants et les aboutissants de l'affaire. Ainsi, ça a été bien pour moi, d'aller au delà de mon confort à la Française, d'essayer de savoir ce qui se passe dans ce pays. Bien que je suis intimement persuadée qu’il y a d’autres solutions.

D’ailleurs, cette personne de l’association m’explique qu’ils luttent activement pour faire changer les mentalités de la population, contre cette maltraitance, mais c’est tellement ancré par le deuil de la population que c’est très long. C’est violant quand même ce qu’ils ont vécu, ce risque juste devant chez soit. Personnellement nous misons beaucoup sur la prévention, mes enfants savent qu’il est hors de question, aussi mignon soit-il, même avec un collier, qu’ils touchent un animal que nous ne connaissons pas, que nous croisons. Hors de question, même s’il est dans le besoin. Nous gérons avec Dimitri, nous téléphonons ou prévenons les personnes intéressées, nous agissons à la rigueur, mais, Quentin et Cassandre, ne s’en approchent pas. C'est ma protection de mes enfants.

Je ne sais pas si j’arrive à faire comprendre le message que je souhaite faire passer. Quand j’ai lu les commentaires sur Facebook dont « nous devrions lui faire pareil et le lyncher sur la place publique ». C’est justement ce genre de commentaire et ce regard occidental que je parle. Est-ce qu’a ce moment-là on vaut mieux que la personne, en lançant aussi la pierre ? Ne faut-il pas mieux ouvrir notre bouche pour faire changer les choses intelligemment ? Non, nous n’avons pas à être d’accord, oui, nous avons à le dire haut et fort, mais non, nous ne connaissons pas toute l’histoire et le vécu du pays pour pouvoir affirmer que nous avons la vérité, oui nous avons le devoir en personne intelligente d'aller chercher les informations avant de porter un jugement de valeur.
Non, notre culture n’est pas meilleure, c’est comme en terme d'éducation, ce qui marche pour certains enfants, ne marche pas pour tous. Ce qui chez nous est considéré comme normal ne l’est pas chez notre voisin et inversement, c'est un fait, nous devons le respecter.

Respecter l’autre, c'est une relation d'égal à égal

Oui, parfois quand je voyage je suis offensée dans mes codes personnels, non je n’ai pas à subir ce dépassement de limite sous prétexte que c’est pratiqué dans ce pays. D’ailleurs, je n’ai jamais eu à aller plus loin qu’un « non » ferme, une explication ou bien un sourire « non merci ce n’est pas dans mes coutumes », pour que les gens me respectent.

Tout comme j’essaie de comprendre, de faire preuve d'humilité, de ne pas transgresser les lois de mon pays hôte. Je demande dans ce même pays qu’on n'outre-passe pas mes limites intimes ou convictions qui font de moi ce que je suis.
Et si, dès lors qu'on m’invite à discuter, qu’on m’explique une habitude, cela veut dire qu’on accepte en retour que j’expose aussi mon avis sur la question.
Pourquoi, moi, avec mon passé, mon vécu, j’en suis à cette conclusion-là. Je dois comprendre ce que la personne me dit, je ne suis pas obligée d'être d'accord avec elle et elle a le droit de ne pas être d'accord avec mes valeurs. C'est la libre pensée qui m'est si cher. Quentin et Cassandre sont ainsi, c'est génial de voir comment le monde est perçu par leurs yeux, ils m'en apprennent beaucoup. Généralement ça passe bien et nous pouvons parler d’à peu près tout, avec tout le monde.

Le plus important, c’est accepter de comprendre, accepter de sortir de sa zone de confort, accepter de discuter sans se sentir supérieur, car nous venons d’un pays avec un niveau de vie plus confortable. J’ai plus appris à discuter avec des gens d'autres cultures, d'autres avis que mes semblables. Et si j'ai pu tant apprendre, c'est parce que les gens ont pu me parler librement, sans crainte d’être jugé. J’ai souvent dit « Je veux comprendre » ou « Pouvez-vous m’expliquer ». Et quand c’est si loin de son idéologie, dire « je ne suis pas d’accord, mais je comprends » change toute la tournure de la discussion et forge le respect.

La différence est dans la tête

C’est pourquoi je voulais partager cette vision du voyage, cette ouverture et ne surtout jamais faire de raccourci. Partout, même en France, même dans votre famille, vous avez des cons, l’avantage dans une discussion c’est que vous pouvez choisir de parler avec qui vous voulez. Alors, ne perdons pas de temps et grandissons avec ceux qui en valent la peine.

Voilou, c’était important pour moi d’expliquer cette vision, car je vais partager avec vous des bouts de ma vie, des discussions que j’ai eue avec des gens, où j’ai bien fait de dépasser mes codes occidentaux, de bousculer mes valeurs, des discussions fortes enrichissantes de mon point de vue. Essayez dans ces articles d'avoir cette perception afin que je puisse le livrer le plus brut possible.

À bientôt les amis, venez nous suivre sur Facebook, Instagram et n’oubliez pas de réaliser vos rêves d’évasion,

Stéphanie.

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2 thoughts on “👁 Voyager sans avoir un regard occidental sur le monde 👁

  1. Bonsoir Stéphanie,
    Je pense qu’effectivement, chacun a un regard différent sur le monde, influencé par notre éducation, nos coutumes, notre mode de vie, les médias, le vécu, beaucoup de choses en fait, et que la principale source d’incompréhension entre les hommes est la peur de l’inconnu. La plupart du temps on ne connaît pas les raisons qui font qu’une personne a fait ce qu’elle a fait (je reprends l’exemple du chien), mais l’acte en lui même reste ignoble, et je suis persuadée qu’il existe d’autres solutions, d’autres alternatives mais que pour cela il ne faut pas s’adonner à ses pulsions.

    Je pense également qu’il serait souhaitable de pouvoir parler de tout avec tout le monde, que c’est la base de ce qu’on appelle la tolérance. On doit pouvoir tout écouter, analyser, et se forger une opinion, sans agressivité, simplement en acceptant de voir le monde avec d’autre yeux que les siens, sans pour autant se changer soi-même, ou renoncer à nos convictions, nos valeurs.

    A bientôt,
    Nassima

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